La subluxation des hautes cervicales

Nous vous proposons dans cette article, une traduction d’un extrait du livre Upper Cervical Subluxation Complex: A Review of the Chiropractic and Medical Literature  écrit par Kirk Eriksen en 2003. Il s’agit plus précisément du passage et de l’analyse sur le syndrome de KiSS extrait lui-même des livres rédigés par le Dr H.Biedermann, Journal of Manual Medicine (1992) et Manual Medecine avec le Dr Koch L. (1996). On en apprend davantage sur les origines de celui-ci ainsi que la technique de traitement selon le Dr Biedermann.

Biedermann H. Kinematic Imbalance Due to Suboccipital Strain in Newborns. J Man Med, 1992; 6(5):151-156.

Les cas de ces bébés révèlent des traumatismes de naissance dans une proportion plus élevée de cas que dans la population générale (tableau 2). Le travail prolongé et l’utilisation d’aides à l’extraction sont particulièrement surreprésentés dans le groupe des bébés KISS.

Une radiographie de la colonne vertébrale supérieure, de préférence en utilisant la technique de Gutmann [19], est impérative. L’évaluation radiologique aide à trouver des malformations et aide à déterminer la direction de la manipulation. Il n’y a pas de corrélation entre l’étendue de l’asymétrie et les symptômes ou le succès du traitement.

La plupart des enfants ne sont traités qu’une seule fois.

Environ 15% des bébés sont traités plus d’une fois.

Dans la plupart des cas, la direction de la manipulation est déterminée par des résultats radiologiques (85%) et dans d’autres cas par la direction du torticolis, la palpation ou la réaction locale de la douleur. La manipulation en elle-même consiste en une courte poussée de la phalange proximale au bord médian du deuxième doigt. Elle est principalement latérale; dans certains cas, la composante de rotation peut être prise en compte.

Le choix de la direction du traitement sans rayons X (tableau 5) semble être la cause la plus plausible de résultats moins encourageants chez certains collègues. La technique en elle-même nécessite une subtilité et de longues années d’expérience dans le traitement manuel de la colonne vertébrale supérieure. Dans le groupe de praticiens expérimentés, le risque est minime; nous n’avons pas encore rencontré de complications sérieuses.

La tension sous-occipitale ne se limite pas aux douleurs locales ou même aux symptômes mécaniques et n’est donc pas prise en compte lorsque ces enfants présentent des signes de nervosité et de difficultés de concentration, etc.

La plupart des signaux proprioceptifs afférents proviennent de la jonction craniocervicale. Tout obstacle entravant ces afférences aura des conséquences beaucoup plus importantes dans une information du système nerveux, qui dépend des stimuli appropriés pour s’organiser [21.35].

Plus tard, et surtout lorsqu’on a demandé la catamnèse, nous avons entendu maintes et maintes fois que « Lars (ou Laura) dort (ou mange) beaucoup mieux depuis le traitement ».

Le bébé KISS « typique » est d’abord observé à l’âge de 6 à 12 mois.

Commentaire éditorial

C’est encore un autre médecin allemand qui a avancé la connaissance et la compréhension de la façon dont les chiropraticiens abordent les soins de la colonne vertébrale en pédiatrie. Il fait écho aux affirmations du Dr Gutmann selon lesquelles l’analyse radiographique est la clé d’un ajustement cervical supérieur réussi. La gestion des cas est similaire à celle des praticiens spécialistes des cervicales supérieures. Il déclare qu’en général, un seul ajustement est nécessaire pour que l’enfant se stabilise. Il est possible que les médecins qui n’utilisent pas de radiographie nécessitent un plan de soins impliquant des visites fréquentes. Peut-être que l’analyse radiographique aide le médecin à apporter un ajustement ou une correction spécifique à l’inverse d’une unique manipulation ? Il semble que les médecins européens soient plus progressistes dans leur connaissance des soins traditionnels correctifs de la colonne vertébrale. Ceci est probablement dû à une visite supposée du Dr B. J. Palmer en Allemagne dans les années 1930. L’acronyme KISS est synonyme de déséquilibre cinématique dû à une tension sous-occipitale.

Biedermann H, Koch L. Zur Differentialdiagnose des KISS-Syndroms. Man Med, 1996; 34(3):73-81.

Commentaire éditorial

Ces auteurs affirment que les dysfonctionnements posturaux (c’est-à-dire les torticolis, la scoliose en C, le retard unilatéral du développement de la hanche et les réflexes et mouvements asymétriques) peuvent être facilement réglés avec une médecine manuelle. La nécessité de l’évaluation radiologique est à nouveau soulignée.

 

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