Un peu d’histoire

Le syndrome de KiSS  a été décrit pour la première fois en 1953 par le Dr Gottfried Gutmann sous le nom de «blocage de l’Atlas». C’est en 1991 que le terme syndrome de KiSS est décrit pour la première fois par un chirurgien et chiropracteur allemand, le Dr Heiner Biedermann.

Qu’est ce que le syndrome de KiSS ?

KiSS est l’abréviation de Kopfgelenk induzierte Symmetrie Störung qui peut se traduire par “Troubles de symétrie induits des vertèbres cervicales”. Ce syndrome n’est donc pas une maladie mais une perturbation fonctionnelle de la jonction cranio-cervical entraînant des troubles de la posture.

Ils sont classifiés en deux types:

  • KiSS Type 1: Inclinaison latérale
  • KiSS Type 2: Hyperextension fixée

L’essence du syndrome de KiSS est une augmentation du tonus musculaire asymétrique au niveau de l’occiput à la jointure des vertèbres cervicales C1-C2 (Atlas-Axis) chez les nourrissons. Cette augmentation de la tension musculaire asymétrique fonctionnelle se produit par un déplacement minimal de l’occiput au niveau de C1 et C2, généralement en raison d’une force extérieure.

Le mauvais alignement et le mouvement anormal de ces cervicales entraînent de nombreux symptômes. En effet, on sait que l’influx nerveux du rachis-cervical supérieur achemine une multitude d’informations jusqu’à divers secteurs du cerveau. Le mauvais positionnement d’une cervicale peut donc perturber la transmission de l’information jusqu’au cerveau et induire une déficience motrice: troubles musculaires, de l’équilibre, de la déglutition, de la vue, du développement psychomoteur, etc.

Si ces enfants ne sont pas pris en charge, ils évoluent d’un syndrome de KiSS à un syndrome de KiDD.

type de syndrome de kiss
bébé né par cesarienne

Quelles sont les facteurs déclencheurs ?

Les subluxations vertébrales sont causées par le stress physique, émotionnel ou chimique auquel le corps n’a pu s’adapter.

Dans le cas du syndrome de KiSS, il provient de multiples facteurs survenus au cours de la grossesse et/ou de l’accouchement tel que:

  • grossesse multiples
  • mauvaise position dans l’utérus
  • traumatisme prénatal
  • rupture prématurée des membranes
  • naissance prématurée
  • accouchement prolongé ou difficile
  • accouchement rapide
  • utilisation des forceps ou de la ventouse
  • césarienne imprévue
  • procidence du cordon
  • syndrome du bébé bleu

Le syndrome peut également apparaître pendant la croissance de l’enfant suite à une narcose ou des lésions physiques (une chute, un coup sûr la tête).

D’autre part, il semblerait qu’il y ait des prédispositions familiales au syndrome. Il n’est pas rare d’observer des fratries entièrement concernées.

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Quelles sont les symptômes ?

KiSS Type 1 : Inclinaison latérale
Symptômes requis
  • Posture préférentielle asymétrique ou torticolis
  • Plagiocéphalie pariétale / temporale
  • Posture similaire au RTAC (Réflexe Tonique Asymétrique du Cou)
  • Scoliose en C
  • Retard moteur sur les extrémités unilatérales ou la moitié du corps
  • Le passage sur le côté affecté ne se produit pas ou n’est pas terminé
  • Le stade de rampement est différent (glissant sur le bas)
  • Test de rotation et flexion latérale positif
Symptômes possibles
  • Asymétrie faciale
  • Asymétrie du pli fessier
  • Abduction de la hanche unilatérale limitée
  • Perturbation végétative (aptitude à la succion et à la déglutition, constipation opiniâtre)
  • Troubles du sommeil
  • Pleurs excessifs (plus de 3 heures par jour)
  • Le nourrisson saisit ses oreilles avec ses mains
KiSS Type 2 : Hyperextension fixée
Symptômes requis
  • Hyperextension / opisthotonos
  • Plagiocéphalie (médiane) occipitale
  • Posture similaire au RTSC (Réflexe Tonique Symétrique du Cou)
  • Épaules tendues
  • Pousse avec l’arrière de la tête quand il roule
  • Souvent déjà debout à 10 mois
  • Rampe peu ou pas du tout
  • Test de traction positif
  • Flexion passive des cervicales significativement limitée
Symptômes possibles
  • Ne supporte pas la position ventrale
  • Développement médiocre des compétences motrices, mouvements rigides
  • Problèmes d’endormissement et de sommeil
  • Hypotonie motrice oro-faciale
  • Problèmes d’allaitement

Comment le soigner ?

Seul un professionnel de santé peut diagnostiquer votre enfant pour ensuite soigner le syndrome !

Notre association a référencé les praticiens en France et dans les pays limitrophes capables de prendre en charge.
Vous retrouverez cette liste sur la page des praticiens.